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Samedi 7 novembre 2009

Le Domaine de Cheverny est une propriété seigneuriale qui appartient à la même famille depuis plus de six siècles.

Cheverny a toujours été habité et chaque génération s’efforce, avec passion, de l’entretenir et aussi de l’embellir.

Depuis 1922, Cheverny est ouvert au public
et le visiteur peut ainsi apprécier tous les fastes
et les délices de la Vie de Château.

Du parc Botanique au splendide intérieur du Château,
des Chenils à l’exposition Tintin et des jardins au parc forestier,
les propriétaires vous invitent à la découverte d’un fantastique patrimoine, authentique et bien vivant.

 

Le château

La splendide décoration intérieure est l’œuvre du blésois Jean Monier. Ce dernier avait bénéficié, en son temps, de l’appui de Marie de Médicis qui l’envoya parfaire son talent en Italie. A son retour, Marie de Médicis l’employa au palais du Luxembourg. Puis il revint à Blois, sa ville natale. Auréolé d’un succès mérité, il est appelé à Cheverny pour y exercer son talent.

A Cheverny, Jean Monier est davantage connu pour ses éléments de décoration que pour ses toiles. Ainsi, 34 panneaux de bois peints et dispersés sur les parois de la salle à manger retracent l’histoire de Don Quichotte (le héros de Cervantès). A l’étage, il faut admirer la somptueuse décoration de la chambre du Roi avec en particulier, le plafond à caissons (scènes de l’histoire de Persée et Andromède) et les lambris (support de l’histoire de Théagène et Chariclée).

Le décor de la salle d’armes est plus feutré que celui de la Chambre du Roi, à l’exception peut-être de la magnifique cheminée. A l’instar de celle de la chambre du Roi, ses motifs ont été peints et restaurés à la feuille d’or comme les deux amours qui semblent tenir une des rares toile de Jean Monier, intitulée : « la mort d’Adonis ».

Le château de Cheverny a toujours été habité et les générations qui s’y sont succédées ont toujours eu le sens du raffinement. Ce qui explique sans doute la présence de nombreuses pièces de mobilier de différentes époques et maintenues dans un état remarquable.

Entre beaucoup d’autres, il faut citer la commode Boulle Louis XIV du salon des tapisseries qui abrite aussi un régulateur, orné de bronzes ciselés, d’époque Louis XV. Cette merveille d’horlogerie était destinée à donner l’heure de référence pour régler en conséquence les autres pendules du château. Comment ensuite ne pas tomber d’admiration devant la fabuleuse tapisserie des Gobelins (jamais restaurée) trônant dans la salle d’armes. Nous n’oublierons pas enfin le merveilleux lit à baldaquins recouvert de broderies persanes et dans lequel a dormi le Roi Henri IV.

 

 

 

Description des extérieurs du château de Cheverny

Les Extérieurs.
La visite intérieure se termine. La sortie par les jardins, vers l’orangerie, permet de découvrir la façade nord du Château, du plus parfait style Louis XIII : caractérisée par ses murs enduits avec angles en pierre de taille.
La façade (sud) la plus célèbre de Cheverny est ornée de bustes romains sculptés « à l’antique », en vogue depuis la Renaissance. Inspiré par le palais du Luxembourg à Paris, le plan général de Cheverny, avec ses grands pavillons d’angle coiffés de dômes et son décor de pierre en lignes superposées (dit bossages) sont des nouveautés pour l’époque. Ils deviendront caractéristiques de l’architecture classique française.


Le Saviez-vous : Hergé s’est inspiré de Cheverny pour créer Moulinsart, le plus célèbre château de l’histoire de la bande dessinée.


L’Orangerie
L’Orangerie du XVIIIème siècle, servait d’abri aux orangers l’hiver. Pendant la Seconde Guerre mondiale une partie du mobilier national y trouva refuge dont paraît-il, la célèbre Joconde. Entièrement restaurée et aménagée en 1979, elle sert aujourd’hui de lieu de réception pour des congrès, des séminaires et des mariages.


Le Saviez-vous : Les premiers orangers auraient été rapportés d’Espagne à la reine Anne de Bretagne pour ses jardins de Blois.


Le Parc.
Le château est comme posé sur un océan de pelouses auquel est apporté le plus grand soin. Elles constituent un idéal trait d’union avec le parc à l’Anglaise, planté d’arbres remarquables parmi lesquels le tilleul des familles, des séquoias Giganteum et plusieurs variétés de cèdres.Vous avez par ailleurs, la possibilité de visiter le parc forestier, à bord de bateaux et voitures électriques.


Les Chenils.
Cheverny est aussi un haut lieu de Vènerie : l’équipage de Cheverny chasse 2 fois par semaine du mois d’octobre à la fin mars. Les chenils abritent une centaine de chiens français tricolores, avec le V de Vibraye, au flanc droit de chaque chien, marqué au ciseau.


Le Saviez-vous : le chenil est classé au titre du Code de l’Environnement, du Code Rural et du Code de la Santé Publique.


La salle des Trophées.
Quelques uns des plus beaux trophées de l’équipage de Cheverny y sont exposés. En face de l’imposante cheminée se dresse un vitrail contemporain, réalisé par le maître Jacques Loire de l’atelier de Chartres. Une suite de 10 tableaux montre les différentes phases d’une chasse à courre. Cette salle sert aussi de lieu de réception.


Le jardin Potager.
Le jardin potager est le bouquetier qui permet de fleurir le château. C’est un jardin haut en couleurs, comme un bouquet à ciel ouvert où mille et une fleurs se mêlent à divers légumes. De conception contemporaine, il combine l’utilisation originale de différents matériaux de couleurs.


Les communs.
Une petite partie de l’ancien château de Raoul Hurault se retrouve dans la partie Renaissance des communs. Ils servent aujourd’hui comme jadis, à l’entretien et l’administration du Domaine. La fuye, colombier traditionnel (marque de l’ancien droit seigneurial), du XIème siècle fut remaniée au XVIème. Aujourd’hui transformée en château d’eau, il sert à l’arrosage du jardin potager.


Le Saviez-vous : le Domaine emploie environ 35 salariés à plein temps.

 

 

Le jardin des apprentis

Un nouveau jardin d’ornement et d’agrément s’étend depuis 2006 entre le Château et l’Orangerie. De conception contemporaine, il recouvre néanmoins tout un espace occupé jadis par un jardin à la Française dont il subsiste encore les plans originaux. Il est à la fois classique par sa structure géométrique et ses parterres à la française, et à la fois anglais par la perspective qu’il ouvre sur le parc.

Le Saviez-vous : plus de 10000 bulbes ont été plantés./p>

Jeux de formes et de couleurs, ce jardin contemporain évoque à la fois le jardin classique par sa structure géométrique axée, ses parterres et ses salles mais aussi le jardin anglais, par la création de tableaux de lumières et de couleurs qui conduisent le regard au-delà des chemins.

Echappant à une définition en terme de style, ce jardin est contemporain par sa façon de mettre en relation le lieu, son histoire et celle des hommes qui y ont vécu, et de jouer librement avec les formes, dans le seul but de créer un dialogue sensible et sans cesse renouvelé entre le visiteur, l’espace, les couleurs et l’air.



Le site de Cheverny

 

 

 

 

Par Chue - Publié dans : Decouvrir ma region
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